Mot de la Directrice Générale



L’essort du concept d’« économie mondialisée », mis en veilleuse pendant les deux grandes mondiales, a plongé l’humanité entière dans un contexte de marché dominé par les principes du libre-échange d’une part et de la concurrence entre nations, notamment, d’autre part.
En qualifiant le commerce intra-africain qui ne représente que 16% de gâchis pour le développement du continent en termes d’opportunités d’échanges par comparaison au niveau du commerce entre pays européens (60%), l’économiste Emmanuel Martin a sans doute éveillé certaines consciences qui ont récemment conduit à mettre sur pied une zone dite de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) dont la Commission économique de l’ONU pour l’Afrique s’est d’avance félicité qu’elle contribuerait à augmenter le commerce intra-continental de 53 %.
Avec un PIB cumulé de 2500 milliards de dollars, la connexion de cet espace pourrait augmenter considérablement la taille du marché et ainsi permettre aux entreprises des différents pays de réaliser des économies d’échelle avec l’effort de développement des entreprises et de création d’emplois du fait, pourvu toutefois que le climat des affaires le permette.
Cette amélioration du climat des affaires, et plus globalement de la situation de l’État de droit est fondamentale si l’on ne veut pas que cette libération du marché continental ne profite uniquement qu’à quelques multinationales qui, contrairement aux petits entrepreneurs locaux, ont les moyens de payer pour faire avancer leurs projets d’investissement.
L’ouverture du commerce intra-continental en Afrique constitue ainsi une magnifique opportunité pour enfin développer le continent de manière endogène, mais également pour pousser des réformes institutionnelles qui seront en réalité la clef du succès de cette ouverture.
L’objectif paraît prendre corps avec la tenue des campagnes du Forum Investir en Afrique qui vise à tirer parti des partenariats pour promouvoir la diversification économique et la création d'emplois dans les économies africaines. L’appel à la diversification économique est une invite faite à l’endroit des acteurs tant étatiques que non-étatiques porteurs d’initiatives économiques à forte valeur ajoutée, y compris en matière de renforcement de la sécurité juridique des investissements au sein des Etats.
C’est ainsi que, pour améliorer le climat des affaires, les Etats, quoique se désengageant de plus en plus des grands monopôles, manifestent une forte volonté politique en engageant d’importantes réformes législatives qui tendent à simplifier l’accès au droit et à la justice. A côté de la réforme des codes usuels, les législateurs intègrent progressivement les modes alternatifs de règlement des conflits (MARC) dans leur architecture juridique. Ce faisant, la résolution des conflits d’affaires n’est plus que l’apanage de la justice étatique en raison de la célérité de la justice alternative.
Partant de cette ouverture du champ d’action traditionnellement réservé à la justice étatique, les Etats se montrent de même plus souples vis-à-vis des structures privées d’aide à la résolution amiable des litiges commerciaux tels que les cabinets de conseil juridique, les chambres d’arbitrage et les sociétés spécialisées dans le recouvrement amiable de créance. L’on peut affirmer la satisfaction constatée des milieux d’affaires car il s’agit là de garantir la disponibilité de l’offre multiforme de services juridiques sur le marché au double stade pré-contentieux et contentieux.
La firme LESIMON & ASSOCIATES se propose à cet effet de contribuer à l’effectivité de l’accès à la justice, au renforcement de la sécurité juridique et à l’amélioration de l’environnement des affaires.
Elle s’ouvre aux particuliers et aux entreprises en leur apportant les solutions idoines aux préoccupations relevant des branches de droit spécifiques à leur secteur d’activité (banque, assurances, minier, transport multimodal, environnement maritime et portuaire, propriété intellectuelle, économie numérique, etc.).
Les pouvoirs publics (gouvernement, parlement, collectivités locales) sont tout aussi concernés par l’offre d’assistance juridique de la firme, notamment en ce qui concerne l’élaboration des projets de texte législatif et réglementaire, la réalisation des études thématiques, la gestion des sessions de formation.
Si le Forum Investir en Afrique est axé sur cinq domaines clés identifiés par les pays africains comme étant leurs principales priorités de développement (le développement du capital humain, l’économie numérique, l'amélioration du climat des affaires, l’industrialisation et les chaines de valeurs mondiales et des solutions énergétiques respectueuses du climat), en revanche, la firme prend l’engagement d’accompagner les acteurs économiques engagés dans ces thématiques qui sont étroitement liées à la stratégie du Groupe de la Banque mondiale pour l’Afrique visant à accélérer la réduction de la pauvreté et la prospérité partagée.
Nous travaillons donc à accélérer l’intégration du continent et la mise en œuvre des projets-phares en mettant l’accent sur l’amélioration du climat des affaires et des investissements.
Mme Isabelle M’VIBOUDOULOU